Home Articles Le célibat et la solitude : j’apprends à être seule, et je vais bien.

Le célibat et la solitude : j’apprends à être seule, et je vais bien.

written by Solène 29 mai 2017
Pour la première fois de ma vie, j’ai arrêté de chercher l’amour. J’ai décidé de ne plus avoir peur du célibat et de son plus grand mal : la solitude

Et alors que je pensais ressentir un vide immense, je ressens une grande sérénité. Attention, je n’abandonne pas ! Je suis prête à accueillir le premier brun charmant qui me fera rire, à bras ouvert. Mais je suis enfin bien avec moi-même. Je ne manque plus de rien. Je vais bien.

La pression

Cette pression incessante de ma famille, mes amis ou… Des gens tout simplement, qui vous rappellent sans cesse qu’il “serait temps de…”. Je vous laisse finir la phrase, elle peut être complétée à chaque instant tant la société ne se satisfait jamais du présent.

Et bien, cette pression, me passe au-dessus, à présent. J’ai pris une décision. Celle de me concentrer uniquement sur moi et mon bonheur. J’ai pris cette décision des millions de fois, mais cette fois, je ne l’ai pas prise parce qu’on m’a dit de la prendre. Je l’ai prise parce que je suis arrivée à la limite de ce que je pouvais supporter de frustration, de peines et de souffrances. Souffrances que la plupart du temps, je me suis imposée, moi-même, à force d’exigence et d’intolérance envers celle que je suis.

célibat

Vous voyez, de quelle pression je parle ?

Mes propres choix ont remplacé ceux des autres.

Deux ans se sont écoulés depuis « ma grande rupture », depuis mon premier amour qui m’était tombé dessus sans prévenir, au moment où je m’y attendais le moins. Beaucoup de mes choix, avant ou après cette belle histoire, qu’ils soient des choix de vie, de simples comportements ou des réactions étaient guidés par ce qu’attendaient les autres de moi. Mes proches, la société, les gens.

J’ai toujours recherché l’attention d’un homme, pour des raisons freudiennes, très faciles à comprendre. J’ai guidé ma vie dans ce sens. Je me suis entourée de beaucoup de gens, et surtout de beaucoup d’hommes. J’ai chéri mes relations amicales avec les hommes plus que de raison, je me suis souvent menti à moi-même pour ne pas perdre un homme ou attirer son attention, et j’ai fondé ma personnalité sur cet ultime rêve que nous a si bien vendu Disney.

Mais j’ai décidé, enfin. J’ai décidé d’accepter ce que je suis et non ce que j’aimerais être. J’ai décidé d’arrêter de prendre mes décisions en fonction des autres, j’ai décidé d’arrêter de me persuader que le premier homme qui s’intéresse à moi me plaît. Juste parce que j’ai peur de ne plus jamais intéresser personne.

Puiser sa force en soi.

Avoir aimé et avoir été aimée, est la plus belle expérience de ma vie. Je ne me suis jamais sentie aussi forte, belle, et heureuse qu’à ce moment-là. Et à force de chercher à nouveau ce sentiment, d’essayer de le recréer, je me suis perdue. Je me suis surtout perdue en attendant que quelqu’un d’autre que moi, me donne ce sentiment.

J’ai décidé d’arrêter d’attendre et de vivre avec moi-même. Et je me sens beaucoup plus légère. Il n’y a pas de recette ou de formule magique. C’est un déclic, un moment, ou on se sent prêt à lâcher prise et qui passe par de multiples rebondissements.

Bridget, je t’aimais, mais je ne voulais pas de ta vie.

célibat

Il y a un fait établi : je suis une putain de Bridget Jones. Ce livre m’a passionnée. Bridget m’a fait rire, m’a fait me sentir moins seule, et m’a réconfortée. Oui mais, voilà, j’avais 10 (15 ?) ans de moins quand je l’ai lu la première fois. Et je l’ai lu, en me disant qu’à moi ça ne m’arriverait jamais. Alors, je regardais de loin cette trentenaire se battre avec son poids, son boss et ses amours, avec une grande tendresse, mais en espérant ne jamais être comme elle.

Maintenant après avoir passé deux (10 ?) ans à me flageller et à me détester pour être celle que je suis, pour les choix que j’ai fait ou pour les paquets de petits écoliers que j’ai engloutis, j’ai décidé également de me regarder avec beaucoup de tendresse en voulant être moi cette fois. Et ça fait du bien.

Parce qu’après tout, qui d’autre que Bridget Jones s’est tapé Hugh Grant, Colin Firth et Patrick Dempsey ?

Un article sur les avantages du célibat, ça vous dirait ?

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5 comments

Cathou 31 mai 2017 at 18 h 12 min

ENFIN!!!! C est le seul mot qui me viens à l esprit!! Eh oui quand on s aime comme on est avec ses forces et ses faiblesses et ses charmes on attire à un moment où un autre l âme soeur. Expérience vécue !! Bravissimo pour cet article. Une groupie fière de toi.

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Blue Berry 31 mai 2017 at 18 h 24 min

Oui, et ça fait un bien fou de se sentir bien avec soi-même, 2017, l’année du renouveau:) Merci <3

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Elo 1 juin 2017 at 15 h 05 min

<3

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Blue Berry 1 juin 2017 at 15 h 06 min

<3 (On se comprend :) )

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Bien-être et célibat : se créer son cocon, son "chez-soi". - Blue Berry 26 juillet 2017 at 7 h 00 min

[…] y a quelques semaines, je vous parlais du fait d’accepter d’être seul(e) et de se sentir bien dans votre célibat (si, si, c’est […]

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