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Bien-être et célibat : se créer son cocon, son “chez-soi”.

written by Solène 26 juillet 2017
Il y a quelques semaines, je vous parlais du fait d’accepter d’être seul(e) et de se sentir bien dans votre célibat (si, si, c’est possible). Focus.

De l’importance du cocon. Ne plus souffrir de la recherche de l’âme sœur, être bien en tête-à-tête avec soi-même n’est pas simple et il faut passer par beaucoup d’étapes (rire à ses propres blagues par exemple, sans faire un remake de Fight Club). L’une d’entre elles, et je l’ai réalisé il y a peu, est de se créer son cocon.

Il y a quelque temps, une de mes très bonnes amies m’a demandé, au coin d’une terrasse parisienne (et de quelques Spritz, lorsqu’on commence à avoir des conversations philosophiques), quand était la dernière fois où je m’étais sentie complètement sereine et apaisée. La colle.

Le premier cocon

Je revenais alors de 5 jours en Bretagne, mon chez-moi, là où j’ai grandi, là où sont mes racines, mes amis d’enfance, ma famille. Où chaque lieu, expression, paysage m’est familier.  Là, où j’ai l’habitude de puiser mon énergie, où rien ne peut m’atteindre, où normalement, je me sens incroyablement libre d’être moi-même (oui, car en fait en général, on est épanoui lorsqu’on est en accord avec soi-même, mais vous le saviez ça n’est ce pas ?).

Oui, mais voilà, on grandit, on mûrit, et notre cocon initial, n’est plus celui qui nous apaise. La famille ne nous apporte plus forcément ce regard bienveillant qu’elle pouvait avoir, mais plus un certain jugement, ou une incompréhension mal exprimée face à des choix de vie qui les dépasse (mais si grand-père, Brand Content Manager c’est un métier !), un décalage se crée entre la vie que vous avez connu et l’actuelle.

Notre propre cocon

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Alors, lorsqu’elle m’a posé cette question (“Quand me suis-je sentie sereine pour la dernière fois”, pour les mémoires de poisson rouge), c’est la toute (toute) première fois de ma vie (32 ans quand même) que ma réponse au bien-être, à la sérénité, n’avait aucun lien avec mon enfance. Je n’ai même pas eu à réfléchir. J’ai répondu “Hier soir, lorsque je suis rentrée chez moi”.

“Chez-moi”. Deux mots qui veulent dire beaucoup de choses. Parfois, cela signifie être avec l’autre, l’âme sœur (“un être vous manque et blablabla”), et je le conçois, le comprends : une personne peut nous amener toute la sérénité du monde. Mais puisque là on parle de célibat et de solitude, bon ben euh … Ça marche pas. J’ai donc réalisé que mon bonheur récent, mon épanouissement soudain, ma reconstruction, venaient de là, d’avoir mon chez-moi. Entre autres, bien sûr.

Mon “chez-moi”, je l’ai construit, je l’ai choisi. La ville, d’abord, puis le quartier, puis l’appartement, l’ameublement, la décoration, l’ambiance que je lui donne, les couleurs, la façon dont j’y accueille les gens, la façon dont j’y vis. Ma routine, mes habitudes, mon quotidien. Pas celui de mes parents ou de mes collocs. Le mien. MON foyer.

Une représentation de nos choix

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Mais ce n’est pas qu’un lieu physique. C’est la représentation, de mes choix. Il exprime qui je suis et comment j’ai envie de vivre. Il transcrit mes priorités. Pas celles de ma famille ou de la société. Il est la représentation de mes goûts, mes ambiguïtés, mes nuances, mes envies.

Depuis que j’y suis, j’ai reconnecté ma vie actuelle à des plaisirs que j’avais plus petite. Lorsque j’étais seule dans ma chambre et que personne ne me regardait danser en imitant Beyoncé ou les Spice Girls, par exemple. J’ai retrouvé le plaisir d’être celle que je suis et de l’assumer.  Alors, je ne danse plus pendant des heures devant mon miroir (quoique) mais j’ai renoué avec la lecture, les auteurs classiques, l’authenticité en général et bien d’autres choses. Peu importe quelles sont les choses qui vous ressemblent, laissez-les réapparaître.

Je me sens en sécurité, comme si une fois à l’intérieur, plus rien ne pouvait m’arriver, plus personne ne pouvait me juger ou décider pour moi qui je dois être.

Écoutez-vous, une fois de plus. Je ne le répéterai jamais assez.

Et vous, c’est quand la dernière fois, que vous vous êtes senti serein(e) ?

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5 comments

Rebecca markowicz 26 juillet 2017 at 21 h 45 min

Pareil, la dernière fois où je me suis sentie sereine, c’était ce soir quand je suis rentrée à la maison! Et un peu plus tôt encore quand j’étais avec ma meilleure pote; l’une des rares personnes qui me connaît par cœur et avec qui je peux être totalement moi-même 😉
Sympa ce post !

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Blue Berry 27 juillet 2017 at 12 h 02 min

Oui, je crois que l’important, c’est d’être en phase avec soi-même, choisir son entourage, son lieu de vie en fonction de nos désirs, nos envies 🙂 Merci <3 !

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Colson 27 juillet 2017 at 16 h 38 min

Je me reconnais dans ton article, je suis exactement dans le même contexte que toi, mon cocon, c’est mon jardin secret et c’est ce qui me fait apprécier la vie de célibataire

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Blue Berry 27 juillet 2017 at 16 h 43 min

Ravie que tu te retrouves dans tout ça 🙂 Je me sens moins seule ahahah !

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