Home Articles Eat, pray and F****** love… L’amour, toujours l’amour.

Eat, pray and F****** love… L’amour, toujours l’amour.

written by Solène 26 septembre 2015

En tout bon cliché féminin, dans des périodes amoureuses douloureuses je suis en recherche de moi-même, du comment, du pourquoi, d’où vais-je, que fais-je et qui va me monter mes packs d’eau (3ème étage sans ascenseur, non sportive).

J’ai donc suivi la thérapie du cliché : regarder des films sur l’accomplissement de soi en mangeant diverses mets plus gourmet les uns que les autres – Kinder, Twix, cookies, Nutella, Mikado (qui s’appellent Pocket au Mexique, allez savoir pourquoi), pâtes carbo, bolo et pesto… Tant qu’à pleurer autant engrosser les gros groupes industriels, j’aurais au moins une bonne raison de maudire ce monde !

Julia, mon héros

En tant que fervente admiratrice de Julia Roberts,  je me suis dit qu’il n’y avait qu’elle qui pouvait me sortir de cette mauvaise passe ! Il faut dire que Julia, c’est la pro du film qui te fait dire « P*****, ouais moi aussi je suis comme Julia », et te rebooste à mort !

Que ce soit en tant que prostituée que se tape Richard – The beau gosse (de l’époque) –  Gere « comme cette salope de Cendrillon », ou en mère célibataire sans le sous qui en fait baver des gros cols blanc sur fond de succès humanitaire et plaidoirie larmoyante, ou encore comme professeure à l’influence naturelle faisant chavirer les pensées traditionnelles de jeunes filles de Harvard au travers de 3-4 vieilles peintures… Julia is my fucking hero!

Eat, Pray, Love

Je me suis donc lancée dans le visionnage de « Eat, Pray, Love », apothéose cinématographique  du livre encensé par la critique, je me suis dit bingo, c’est ce qu’il me faut !

J’ai donc voyagé avec Julia, dans sa quête réparatrice de bonheur post-divorce et cougar/rebound-guy sexi, en Italie, en Inde puis à Bali…

Alors OUI:

bien manger (un plat de pâtes et ça repart les gars !), rencontrer des gens fabuleux, partager des moments de bonheur avec ces mêmes personnes, apprendre une langue, une culture, débattre d’idées de société, s’enrichir culturellement, profiter de la vie, apprendre à se recentrer sur soi-même grâce à la méditation, le don de soi, les échanges, l’équilibre de la vie, Tutti … je dis un grand OUI,  ces expériences ne sont qu’enrichissement de soi-même et évolution personnelle, j’ai adoré !

Par contre,

Julia, cette fin ? SÉRIEUX ? Non mais SERIOUSLY, tout ça pour que le dénouement de ta quête de bonheur ce soit l’AMOUR ? C’est un peu comme commencer un régime pour découvrir qu’on est fait pour bosser chez Mac Do !

Toutes ces épreuves d’apprentissage de soi-même pour qu’au final tu ne te suffises pas à toi-même et que la réponse à TOUT CA, ce soit l’amour ? Non mais merde quoi ! Alors oui, ok, Javier Bardem, l’accent, le charme, un corps bien bâti, touchant en tant que père, blablabla, bien sûr je fonds aussi… et bien sûr, tombe amoureuse, sois heureuse auprès de lui, lâche prise, ne réfléchis pas autant, je ne peux qu’être d’accord avec tout ça, mais, mais… Mais la morale c’est sérieusement ça ?

La meuf a plaqué toute sa vie pour partir à la recherche d’elle-même et de « son mot » à l’autre bout du monde pour que la réponse soit… l’amour ? Le couple ?

Pour qu’au final, sa sérénité, sa paix intérieure, ne peut être vraie qu’au travers de l’amour ou au travers d’une autre personne ? Accomplis-toi, toi-même et ensuite tombe amoureuse ! Je pense avec conviction qu’on ne se réalise pas à deux, qu’on s’épanouit soi-même en tant que personne d’abord.

Je refuse d’admettre que l’amour, la vie à deux, est une fin en soi.

Comment une réparation ou une recherche de soi-même peut aboutir sur un bonheur à deux ?

L’amour est une chose incroyablement merveilleuse, porteur de sentiments et d’émotions exceptionnelles. Mais l’amour ce n’est pas forcement l’amour de « couple », c’est un tas de choses, c’est l’amour d’un parent, d’un ami, de la vie, d’une passion, d’une religion.

Ma mère (oui encore elle, big up Moonette, 5 articles, 2 citations de toi !) n’aime pas qu’on la mette dans une case… ne mettez pas la définition de l’amour dans une case non plus, chacun l’interprète comme il le souhaite, l’exprime à sa façon et la vie comme bon lui semble.

Définition de l’amour suivant le Larousse (pour info quand même, dormons moins bête !) :

  • « Mouvement de dévotion qui porte un être vers une divinité, vers une entité idéalisée ; adhésion à une idée, à un idéal : Amour de Dieu.
  • Intérêt, goût très vif manifesté par quelqu’un pour une catégorie de choses, pour telle source de plaisir ou de satisfaction : Amour des objets d’art. 
  • Affection ou tendresse entre les membres d’une famille : Amour paternel, filial.
  • Liaison, aventure amoureuse, sentimentale, galante : Un amour de jeunesse.»

VOILA TOUT EST DIT !

Sur ce, je m’en vais regarder « Wild » j’espère que Reese ne me décevra pas !

S, qui aime encore Julia malgré tout.

P.S : Actualisation de l’article 3 heures après : je viens d’acheter des chaussures de « rando » : bravo Reese !

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